To make those rainbows in my mind when i think of you some times, i wanna be the one with you.

J'ai des contacts difficiles. Ca vient de moi. Parce que je n'ai besoin de rien et que je ne peux rien apporter. Je suis une éponge qui ne rejette pas son eau. Je le sais. Alors j'estime que ce n'est pas la peine de gruger les autres. Ils attendraient quelque chose de moi et ils n'auraient rien: c'est une déficience affective. Je ne suis pas égocentrique, car je ne peux pas me voir en peinture. - Gainsbourg

Pas d'aile, pas d'oiseau, pas de vent, mais la nuit,
Rien que le battement d'une absence de bruit.
- Guillevic


Je t'écris un monde en manque parce qu'on a le c½ur asphyxié des frustrations qu'on planque. On se cache tous derrière des murailles fissurées sous les éclats de rire j'entends les détresses murmurées défiler des apparences des faux-semblants. On finit par se tromper nous même à force de cacher nos carences. En manque d'authenticité, en manque de véracité, t'étonnes pas que nos amitiés manquent de fidélité, manque de sincérité, manque de remise en question, autant que nos certitudes manquent de points d'interrogation. Et puisqu'on a tous raison dites moi qui a tort. L'orgueil a ses raisons que la sagesse ignore. J'écris ce texte en manque de droiture, en manque de piété, inconstant, en manque de culpabilité, insouciant, en manque de raison, aux portes de la folie.. Car conscient je serais jamais en manque de mélancolie.

Ceux qui m'ont fais une place, dans leurs c½urs, dans leurs vies, je n'aurais que deux choses à dire : j'ai honte et merci. J'ai honte de ne pas être, celui que vous admirez, je ne serais jamais uniquement, celui qui vous espérez. Moi aussi j'ai ma part d'ombre, et je suis seul face à elle, quand ma part de lumière tombe. Ma part d'ombre a peu de moral et de vertu. Ce qu'abandonne ma lumière, ma part d'ombre le perpétue. Trop exposé au plaisir de la chair, ma part d'ombre pourrait éteindre ma lumière. Mes ennemis ignorent de quoi je suis capable, je suis sur les ailes de la colombe, mais mon équilibre est instable. Y'en a trop qui prennent mon honneur pour une serpillère. Je patiente, mais ma part d'ombre en attente a de quoi les faire taire. T'as pas idée de ce qu'elle me murmure. Donc il est temps que je m'exile, parmi les hommes de raison. Ici les gens sont faux, fous, fourbes, travestissent les valeurs, considèrent le pire comme le meilleur. Chut juste un instant. Laisse moi prendre du recul pour mieux reprendre de l'élan. Que je souffre, que je m'ouvre, que je me retrouve, peut être même que je me découvre. J'ai préféré vous choquer que vous duper, en vérité j'ai fais le choix de la sincérité. Même les yeux fermés, les âmes sensibles peuvent voir. Je suis aussi sage que fou, aussi fort que faible, j'suis aussi humain que vous.
To make those rainbows in my mind when i think of you some times, i wanna be the one with you.

# Posté le jeudi 27 août 2009 08:14

Modifié le samedi 03 octobre 2009 12:10

In my time of dying


- Mais qui es-tu, Julie ?
- Ahahah. Attends, laisse-moi égrener mon rire quelques instants ! Qui je suis ? Oh je pourrais en parcourir des mots pour me décrire. Je pourrais même te mentir, enjoliver la réalité, ou l'empirer, te faire pitié. Je pourrais te dire que je suis triste, malheureuse. Je pourrais te décrire mes états d'âmes, mon cher, te dire comment je suis pour me permettre d'analyser et montrer QUI je suis. Mais à quoi ça servirait ? Tu perdrais tes illusions. Tu me perdrais, tout simplement. L'image que tu t'es formé de moi, celle de la petite fille pure, cette nymphette angélique aux ailes de papier.. C'est peut-être moi, ou pas. Tu ne comprends pas hein ? Tu comprends jamais, il faut toujours tout t'expliquer, clairement. Oh, je ne t'en veux pas, je suis pareil. Mais, tu le sais bien, les défauts que nous avons nous paraissent acceptables tant qu'on ne les trouve pas chez nos proches. On peut dire qu'on est proches, non ? Non, en fait, ta gueule. Ne réponds pas. Ne me dis plus jamais qu'on est proches. Je t'apprécie énormément. Beaucoup trop pour que tu m'approches. Distance-moi, pars, fuis. Tu comprends mieux maintenant ? Non. Non, tu comprends pas. Je dois pas m'attacher, et toi non plus, encore moins. Si tu t'attaches, je te fais mal. Parce que c'est mon moyen de défense, cynisme, ironie. Je saigne les autres pour ne pas montrer mes blessures. Une victime à terre ne lève pas les yeux vers le corps de son meurtrier, elle le regarde, d'un regard pâle, vide. Alors sois vide. Tu vois mieux qui je suis maintenant ? Tu vois, la fille torturée et apeurée, celle qui se cache, the dark side of the moon, mon p'tit... C'est ça que tu demandais ? Tu voulais entendre que j'étais spéciale.. Tu voulais que je te dise que je t'apprécie plus que de raison, que je suis différente et qu'ensemble on serait bien. Tu voulais voir dans mes yeux de la détresse pour me réconforter. Tu voulais presque me faire pleurer, n'est-ce pas ? De la fragilité à perdre la raison. Mais je ne suis rien d'autre que toi. Je suis tout le monde. Je suis cette fille banale que tu croises dans la rue, sans jamais t'en apercevoir. Elle marche, en tshirt et en jean, les mains dans les poches et le regard rivé au trottoir, son regard comme une vis qui transperce le bitume. Elle marche, et son ombre la suit. Je ne suis que ça : un corps, et une ombre.
In my time of dying

# Posté le jeudi 20 août 2009 04:56

Modifié le samedi 03 octobre 2009 11:02

Nous n'avons fait que fuir, nous cogner dans les angles.

Nous n'avons fait que fuir, nous cogner dans les angles.
Et ce n'est pas danser.
Et ce n'est pas esquisser d'un pas.
Et ce n'est pas fouetter l'air d'un geste détaché.
Et ce n'est pas l'élégance.
Loin s'en faut.
Des lignes si fuyantes qu'on les croyait sans fin,
Quasi inexistantes.
C'est marteler encore, et toujours la terre,
L'enfoncer sous ses pas,
Se la coller la glaise,
Sous mes semelles de plomb.

Noir Désir

# Posté le mardi 18 août 2009 10:17

Modifié le samedi 03 octobre 2009 10:53

Noyée dans la nuit sourde

Noyée dans la nuit sourde


Sirens in my head people talking but i can't hear a thing hidden in the wood in your neighbourhood trying to escape but losing it in the parking lot in the club at the motel when i'm drunk tell me where you've gone baby what have i done inthe parking lot in the club in your bedroom when i'm drunk tell me where you've gone baby what have i done silence in the wood i'm your neighbourhood violence all around i'm looking for a light lying on a bench waiting for a soul to pick me up in the lost and found your voice in my head i'm so glad that you came though you tell me you don't understand why i hurt myself don't we all cut ourselves up until we feel the pain of who we are baby there's no victim there's no killer just you and me no one to forgive i don't care if i die if i can't lose myself so here i am yeah here i am

Saez

# Posté le lundi 11 mai 2009 13:10

Modifié le samedi 03 octobre 2009 11:15

Même cassée, ivre morte, j'en rêve encore.

Même cassée, ivre morte, j'en rêve encore.
Parce que j'ai rien à dire. J'ai rien à dire. Rien sur ces pixels froids. Paraît que rien ne remplace la chaleur d'une voix. Alors, je ferme ma gueule, à votre image.
J'ai toujours été spectatrice en attendant d'être actrice. J'passe mon temps à observer, à fouiller, à analyser des choses sans importances. Je me casse le cul intérieurement pour trouver des stratagèmes. J'connais pas l'actualité people, mais oui, j'aime manger les frites bien grasses du Mac Do sans avoir au-dessus de la tête une ombre de petit africain entrain de crever la dalle. J'continue à chasser les vers luisants en mangeant des mars. Seule. Mais au fond, j'sais que j'ai envie de danser sous la pluie et de partir loin, toutes les nuits.
J'ai un de ces vertiges sans nom. La nausée revient. Je gerbe mes tripes comme à mon habitude. Je me vide. Je bouffe mes larmes en silence. Je bloque.
La pluie ne lave pas toutes les infortunes.
J'veux faire bouillir mon sang, ma bile. Et j'veux le voir. J'veux que ça fasse ça en le voyant. Pas en y pensant. Je suis perdue dans l'espace temps de ma mémoire.
J'finis encore un nouveau dessin. Encore un qui raconte que je vais mal. Qui raconte que je te laisse partir par orgueil. Je me déchire.
Je suis schizophrène à mes heures perdues. Je mérite l'euthanasie d'office.
Aucune nuit où dansent les décadences narcissiques.
J'écris encore quelques mots sur des feuilles. Mais tout devient gribouillé à l'image de ma vie. Parce que plus rien ne me plait.Dans ces moments là, même écouter Brel est futile et inutile. Ca m'écorche la gorge quand je pense à cette rencontre foutue. Je suis dans une sorte de dépression euphorique. Je me perds seule autour de mon nombril.
Même ouverte, béante, j'vais apprendre à ne plus aimer. Parce que quand je pense à lui, je me sens comme dans un cercle infernal et pernicieux, comme dans le tambour d'une machine à laver, à l'inverse qu'à chaque tour, je me sens plus sale.
Le vide a un poids. Enchaîné à mes chevilles, je sombre.
Je suis incapable, coupable, et blâmable.
Je suis pressée que mon système lacrymal ne puisse plus rien créer. Je ne veux plus. J'en ai plus envie. Pas l'envie singulière de m'enfermer dans cette Comedia del arte que nous jouons tous les dimanches en pseudo-familles. Mais je ne suis pas encore étanche.
Je raconte de la merde. Mais je veux, le voir. Sous un pont, près de l'entrée de carrefour ou dans mon bol de riz.
Je veux te voir.
(pas de moi)


# Posté le samedi 07 mars 2009 10:32

Modifié le samedi 03 octobre 2009 11:17